Le fonctionnement en période
d'observation
du redressement judiciaire
Au-delà de l'effet de
surprise de se retrouver en cessation des paiements
Si la peur n'évite pas le danger, entrer sans une procédure judiciaire
sans en connaître les rouages est suicidaire
| Comprendre | Gagner |
|
Le dispositif judiciaire apporte des contraintes 211
Le tribunal désigne les
organes de la procédure |
20 bis La
mise en place de la période d'observation Vous commencez la période d'observation |
Peut-on éviter que près de 95 % des entreprises finissent en liquidation ?
Ne perdez pas de vue que vous êtres dans une procédure inquisitoire
C'est en premier sur un plan économique que se gagne le redressement
Dans 131Les textes, dont l’esprit est destiné à permettre la sauvegarde de l’entreprise, le maintien de l’activité et de l’emploi et de l’apurement du passif s'appliquent aux entreprises commerciales, agricoles et personnelles, en état de cessation des paiements, c’est à dire dans l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble des leurs dettes. Quand l’entreprise n’a pas trop retardé son redressement judiciaire, la trésorerie redevient bonne et permet même des placements et des remises pour paiement comptant des fournisseurs.
Quand l'entreprise rencontre des difficultés financières autres que passagères, elle se situe entre les notions juridique de cessation des paiements et une situation irrémédiablement compromise. Il existe une multitude de degré de gravité de cette situation financière. Hélas, trop d'entreprises se présentent au tribunal, exsangues ou à peu près, privées du potentiel de trésorerie qu’elles auraient dû conserver (voir : Le cas particulier des entreprises en difficultés). Alors que profitant de la suspension de paiement de leurs dettes, elles auraient pu connaître une trésorerie florissante, permettant une calme et saine analyse de leur situation réelle, et facilitant les décisions qui auraient pu les sauver.
Enfin, il faut que l’entreprise tire un bénéfice réel du redressement judiciaire. Malgré quelques frais supplémentaires à supporter (souvent insurmontables pour les très petites entre^prises), il y a gel de toutes les dettes pendant toute la durée de la période d’observation. Pendant ce temps, l’entreprise continue à utiliser tous ses actifs, tous ses moyens de production pour exercer son activité et surtout tous ses encaissements. Mais attention, la période d'observation est courte.
Pour un résumé de la procédure de redressement judiciaire ; voir : Choisir le redressement judiciaire
Peut-on
éviter que près de 95 % des entreprises finissent en liquidation ?
Pour éviter une liquidation, la situation de l'entreprise ne doit pas être trop dégradée et il doit exister des chances sérieuses de redressement. Ceci induit pour le dirigeant d'agir suffisamment tôt dès l'apparition des premières difficultés, mais également de mettre en œuvre, dès l'ouverture du redressement judiciaire, des actions pertinentes de rétablissement de la rentabilité.
En effet, il suffit d'une simulation comptable
(en première approche) l'effet du
gel des dettes engendré par le redressement judiciaire (100 % du passif ré-étalable
sur 10 ans comme s'il s'agissait d'une consolidation financière) puis
d'examiner si le nouveau fond de roulement qui en découle est suffisant pour le
besoin en fonds de roulement pour apprécier les chances sérieuses, moyenne
ou nulle de réussir avec succès un redressement judiciaire.
Remarque : cela n'est jamais fait par les mandataires (ce sont essentiellement des juristes) qui portent ainsi une grave responsabilité dans des liquidations judiciaires trop hâtives. Ce manque de discernement, pour ne pas dire d'incompétence, conduit ainsi à liquider rapidement des entreprises qui disposent d'un matelas de fonds de roulement permettant d'assumer quelques pertes supplémentaires non récurrentes nécessaires à une saine restructuration rétablissant rapidement la rentabilité (la période d'observation est courte).
De plus, dans l'immense majorité des cas, les arguments tant des mandataires que de certains juges sont fallacieux, justifiant les demandes de liquidation par les nouvelles pertes créant une augmentation du passif alors que la loi prévoit bien une priorité au sauvetage de l'entreprise et de l'activité (L 620.1), que la période d'observation est prévue pour ce type de restructuration et que les nouvelles dettes (justifiées pour et / ou le temps de rétablir la rentabilité) ne sont pas incompatibles puisque cette même loi prévoir le règlement prioritaires des fournisseurs art. 40. Surtout, c'est nouvelles dettes seront infimes eu égard à la création de non-valeurs que va entraîner le "bradage" des actifs par un liquidateur judiciaire ! Il en va de l'économie nationale et des emplois …
voir : Le jeu à somme négative des liquidations trop hâtives
Pire, ni par les experts-comptables,, ni les avocats ne procède à une telle investigation préalable et manquent ainsi à leur devoir.
Voir
: 131 bis Mesure l'effet structurel d'un RJ Exclusivité
Voir : Comment obtenir
réparation d'une liquidation judiciaire trop hâtive
Ne
perdez pas de vue que vous êtres dans une procédure inquisitoire et
que tout ce que vous pourrez dire ou faire peut se retourner contre vous :
- en droit : les premières victimes sont vos créanciers,
- moralement ; les secondes victimes seront vos salariés.
Vous, vous serez le dirigeant appelé "débiteur " responsable et même
éventuellement à sanctionner.
C'est en premier sur un plan économique que se gagne le redressement de la rentabilité en maîtrisant, les leviers du retournement par l'intérieur et de la procédure judiciaire. Mais il faut aller très vite car la durée de la période d'observation est très courte. Surtout, il n'y a pas d'impossibilité à maîtriser les évènements qui en découlent si vous êtes bien préparé, c'est l'objectif de ce site, mais rien en vaut un conseil personnalisé par un spécialiste.
Mais pour redresser une entreprise, il est indispensable
d'agir rapidement en identifiant la nature des problèmes à l'origine des
difficultés le plus tôt possible (déceler les causes profondes) et d'agir.
Mais trop d'administrateurs judiciaires se bornent au constat sans agir
autrement que de demander la liquidation. Leur mission
ne vise t"elle pas à agir, ce qu'ils semblent oublier.
| Pour mieux comprendre la procédure
judiciaire qui commence par une période dite
d'observation (sans perdre de vue que c'est
sur un plan économique que se gagne la sortie victorieuse d'un
redressement judiciaire par un plan de
redressement pas continuation de l'entreprise),
Des
protections légales sont à leur disposition
pour atténuer les effets, mais elles sont peu connues et complexes à
mettre en oeuvre. Nous vous proposons de vous aider à orienter vos
choix pour des mesures biens adaptées à votre situation personnelle. Pour résister et sortir des difficultés : 2 solutions :- subir - se défendre avec Le tribunal vous a accordé le redressement judiciaire et vous commencez une période d'observation. Il s'agit d'un premier succès car depuis une loi de 1994, la liquidation judiciaire peut être prononcée sans ouverture d’une période d’observation lorsque l’entreprise a cessé toute activité ou lorsque le redressement est manifestement impossible. 20 bis La mise en place de la période d'observation
21
Le tribunal désigne les
organes de la procédure
22 Vous allez travailler avec le (s) mandataire de justice
23 Le dispositif judiciaire apporte des contraintes 24 Le dispositif économique apporte des avantages, mais …
Mais le risque de liquidation judiciaire reste omniprésent, c'est pourquoi il convient de bien maîtriser les écueils et parfois des manœuvres déloyales de certains mandataires de justice. Pour que le redressement judiciaire soit accordé, au-delà de la cessation des paiements, il faut que l’entreprise conserve suffisamment de potentialités et rétablisse rapidement une rentabilité suffisant pour apurer son passif (constitué de toutes les dettes antérieures à l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire). Pour qu’il ait une chance de réussir, le redressement judiciaire doit être bien préparé. Si la liquidation judiciaires est prononcée, soit dès l'ouverture soit en cours de procédure, il existe des voies de recours pour se défendre ; voir : Se défendre après une liquidation judiciaire Pour mieux comprendre la procédure judiciaire qui commence par une période dite d'observation (sans perdre de vue que c'est sur un plan économique que se gagne la sortie victorieuse d'un redressement judiciaire par un plan de redressement pas continuation de l'entreprise), il convient d'approfondir les tenants et les aboutissant de cette procédure et particulièrement ceux de la période d'observation qui se transforme dans les faits en période d'exécution pour près de 90 % des entreprises qui n'en réchappent pas ; voir : L'ouverture de la période d'observation
|
25 Ne perdez pas de vue que c'est le
rétablissement de la rentabilité qui sauvera l'entreprise (voir
lien avec 1) 40 Méfiez-vous de la prochaine convocation devant le tribunal Vous ne pouvez ignorer les alternatives du fait que n'importe qui peut faire des offres de reprise. Aussi, convient il d'explorer 26
L'enjeu entre plan
de continuation ou plan de cession
27 Envisager
le pire pour mieux se protéger 28 Se
préparer au RJ en maximisant ses chances 31 Conseils pour le fonctionnement en période d'observation
Vous ne pouvez ignorer les alternatives du fait que n'importe qui peut faire des offres de reprise. Aussi, convient il d'explorer la comparaison entre Plan de continuation ou plan de cession ?
Envisager le pire pour mieux se protéger
Se préparer au redressement judiciaire en maximisant ses chances
|
Se défendre après une liquidation trop hâtive
Résumé
LA PERIODE D’OBSERVATION
Le
jugement de redressement judiciaire ouvre une période d’observation pendant
laquelle l’activité est poursuivie par le dirigeant dans la procédure
simplifiée sans administrateur (art. 139 et 141, d. 114) sinon par
l'administrateur (art. 35).
Le
représentant des créanciers et l'administrateur font un rapport au juge commissaire et au procureur sous 1
mois pour la procédure simplifiée (d. 113) et 2 mois pour la procédure
normale (d. 29).
La
répartition des pouvoirs : (art. 141) :
1)
sans administrateur, le dirigeant exerce des fonctions quasi normales, notamment
pour les licenciements économiques après ordonnance du juge commissaire(art.
45, d. 63). Il peut , avec autorisation du juge commissaire, décider du
maintien des contrats en cours (art. 37) et de l'application des réserves de
propriétés (art. 121).
Le représentant des créanciers exerce les fonctions comme un administrateur
pour les droits sociaux (art. 28).
La société est placée sous la tutelle du juge commissaire qui dispose des
pouvoirs d'investigations (art. 19). Les actes de disposition étrangers à la
gestion courante tels qu'hypothèques, nantissements, ... les compromis ou les
transactions doivent être autorisés (art. 33). L’inobservation de cette
disposition entraîne la nullité de l’acte pendant un délai de 3 ans et les
dirigeants s’exposent à des sanctions pénales. La rémunération du
dirigeant est fixée par le juge commissaire (art. 30, d. 53),
2)
avec un administrateur, ses pouvoirs sont plus ou moins étendus selon le type
de mission confiée par le tribunal , soit :
- de surveiller la gestion des dirigeants (anciens ou nouveaux),
- d’assister l’entreprise pour tout ou partie de sa gestion,
- d’administrer entièrement
ou en partie l'entreprise. La signature des chèques et la réception du
courrier (art. 29) peut être retirée au chef d'entreprise.
Mais cette mission peut être
modifiée à tout moment (art. 31)
- et dans tous les cas, il
est chargé des mesures conservatoires :
- inscriptions de sûretés (art. 26),
- inventaire (art. 27),
- non cessions des parts, actions et droits de vote (art. 28),
- mesures de gestion :
- contrats en cours (art. 37, d. 61-1),
- Baux (art. 38 et 39),
- intérêts des prêts (art. 55),
et sont frappés de nullités un certain nombre d'actes ne relevant pas de la
gestion courante de l'entreprise ou ignorant les effets du redressement
judiciaire (art. 107, 108).
Il
s’ensuit que les pouvoirs des dirigeants sont d’autant plus restreints.A
tout moment, le tribunal peut d’office ou sur demande du représentant des
créanciers, du Procureur ou de l’administrateur modifier sa mission
(art 31). Toutefois les actes des dirigeants, passés seuls, sont
réputés valables et engagent l’entreprise à l’égard des tiers de bonne
foi (art 32).
LA PERIODE D’OBSERVATION
La
mise en place du dispositif judiciaire RJ
La
répartition des pouvoirs : (art. 141)
La
mise en place du dispositif économique
Conseils
pour le
fonctionnement en PO
Ne
plus créer de dettes
Vous entrez en période d'observation pour quelques
mois. Votre entreprise doit donc être gérée avec précaution,
et de façon très spécifique.
L'objet
judiciaire de la période d'observation est de permettre de dresser le bilan économique
et social de l'entreprise à partir duquel le dirigeant propose au Tribunal un
plan de continuation.
Le tribunal de commerce Paris http://www.greffe-tc-paris.fr/greffe4b.htm
Le
tribunal fixe la date de cessation des paiements
en principe à la date du jugement, celle-ci pouvant être modifiée ensuite
sans pouvoir être antérieure de plus de 18 mois (art. 9) parfois
intéressant de remonter avant / banques et surtout garanties (accessoire) mais
risque / non déclaration dans le 15 jours
Importance de la date de cessation
+
/ créanciers
-
/ sanctions
et
il nomme les organes de la procédure (art. 10 et 139) :
La répartition des pouvoirs : (art. 141)
un
juge commissaire est nommé, clé de voûte
théorique de l’opération, lequel, généralement, ne rencontre jamais le
dirigeant. Il peut désigner un ou plusieurs contrôleurs parmi les créanciers
(art. 15, d. 31).
actes
soumis à l’autorisation du juge commissaire. Les actes de disposition
étrangers à la gestion courante tels qu'hypothèques, nantissements, ... les
compromis ou les transactions doivent être autorisés (art. 33). L’inobservation
de cette disposition entraîne la nullité de l’acte pendant un délai de 3
ans et les dirigeants s’exposent à des sanctions pénales.
un
représentant des créanciers est désigné.
Futur liquidateur s’il y a liquidation, sa mission est de collationner la
production des créances des fournisseurs (art. 46, d. 27). Il exerce des
fonctions dévolues à l’administrateur s'il n'y en a pas de nommé (art. 141,
d. 114).
En
principe, le dirigeant de l'entreprise poursuit l'activité (art. 141, )., mais un
administrateur peut être nommé (facultatif dans le régime simplifié)
avec des pouvoir plus ou moins étendus allant de la simple surveillance à la
reprise de la gestion complète.
sans administrateur (art. 139 et 141, d. 114) sinon par l'administrateur (art. 35)
2)
la tutelle de l’administrateur est plus ou moins étendue selon la mission
confiée par le tribunal qui
peut être modifiée (art. 31) car il peut être chargé soit :
- de surveiller la gestion des dirigeants (anciens ou nouveaux),
- d’assister l’entreprise pour tout ou partie de sa gestion,
- d’administrer entièrement
ou en partie.
nullités
(art. 107, 108).
- mesures conservatoires :
- inscriptions de sûretés (art. 26),
- inventaire (art. 27),
- non cessions des parts, actions et droits de vote (art. 28),
- réception du courrier (art. 29),
- rémunération du dirigeant (art. 30),
- mesures de gestion :
- contrats en cours (art. 37),
- Baux (art. 38 et 39),
- intérêts des prêts (art. 55),
Il
s’ensuit que les pouvoirs des dirigeants sont d’autant plus restreints et à
tout moment, le tribunal peut, sur demande de l’administrateur, du
représentant des créanciers, du Procureur ou d’office, modifier la mission
de l’administrateur (art 31). Toutefois les actes des dirigeants, passés
seuls, sont réputés valables et engagent l’entreprise à l’égard des
tiers de bonne foi (art 32).
Le
redressement judiciaire n’entraîne pas la dissolution de la société
Pendant
la période d’observation, la société est gérée sous la tutelle du juge
commissaire et de l’administrateur. Pour
les ou les dirigeants voir ci après/avant, avec ou sans administrateur
Le
ou les commissaires aux comptes restent en fonction.
Les
assemblées d’associés peuvent être réunies pour des décisions internes
(approbation des comptes, nomination de nouveaux gérants, PDG, etc.). Les
autres décisions concernant le patrimoine ne peuvent être prises que sous
réserve des pouvoirs de l’administrateur.
Rappel
: Nous n’évoquons ci-après, essentiellement la procédure
« simplifiée » qui concerne les entreprises de moins de 50
salariés et moins de 20 millions de chiffres d’affaires H.T.(art
2 et 3) sans nomination d’un
Administrateur Judiciaire (art. 137 à 147).
La
durée est limitée et prorogeable :
|
procédure
|
initiale
maximale |
prorogation
maximale |
|
|
normale
|
6
mois |
1
fois pour 6 mois |
art.
8, d. 20 |
|
simplifiée
(activité non agricole) |
4
mois |
1
fois pour 4 mois |
art.
140, d. 111 |
|
simplifiée
(activité agricole) |
4
mois |
jusqu'au
terme de l'année culturale en cours |
art
140 |
Pour
les agriculteurs cette période peut être prolongée jusqu’au terme de l’année
culturale (art. 140).
Lors
des audiences suivantes en Chambre du Conseil, le Tribunal sur rapport du Juge
Commissaire et après vous avoir entendu ainsi que le représentant des
salariés, et au vu des éléments comptables, des comptes prévisionnels,
statue sur la poursuite d’activité en vue soit d’une prorogation de la
période d’observation, soit de la présentation d’un plan de continuation, soit d'une cession à un tiers en cas de proposition ou encore d’une
liquidation judiciaire. Voir la prolongation
de la PO / danger important que négligent généralement les avocats et les
experts-comptables
Si
vous souhaitez présenter un
plan de continuation vous aurez à communiquer, en plus des éléments
ci-dessus, un prévisionnel et un projet d'apurement du passif vu avec le Représentant
des Créanciers.
Poursuite
de l’activité (art. 35)
Recours
contre une liquidation depuis 1994 …. Voir
FONCTIONNEMENT en PO
Le (s) mandataires convoquent
Vous devrez
rencontrer le ou les mandataires de justice; Il faut bien préparer ces
entretiens : Attention : l'impression du mandataire est prépondérante....et un
message est à faire passer concernant votre volonté de redressement pour préserver
votre patrimoine.
- préparer
toutes les pièces demandées, et particulièrement celles qui concernent
les créanciers, ainsi qu'un historique de votre affaire, un résumé de votre
activité professionnelle et une explication de l’origine de vos difficultés,
- mettre en
valeur vos actifs pour contrebalancer le montant de votre passif; évaluer
de manière réaliste les actifs de votre affaire (fonds de commerce, matériel,...)
et vos engagements personnels (cautions, hypothèques etc,...) et même
l'ensemble de vos biens propres, si vous êtes en affaire personnelle.
- préparer un
projet de plan de redressement qui lève tous les doutes majeurs sur la viabilité
de votre exploitation.
Un
dossier bien préparé est indispensable et nécessaire, ne serait-ce que pour
éclairer l’avocat si vous en prenez un (obligatoire au tribunal de grande
instance, mais pas au tribunal de
commerce).
-
Ce dossier permet notamment de répondre par avance aux demandes du
représentant des créanciers et d’orienter l’analyse de votre situation sur
le terrain que vous souhaitez. Pour les causes des difficultés, restez dans les
grandes généralités.
-
Ainsi, le choix des actifs pour les entreprises personnelles, les valeurs des
fonds de commerce (annexe 11 valeurs fiscales) et des matériels et la
valorisation des stocks en 29 valeur de vente et non au prix de revient pour
montrer d’avantages d’actifs que de passif afin d’éviter des liquidations
trop rapides.
Nous
vous conseillons, en plus des pièces officielles ci-après d’ajouter une note
précisant :
-
une fiche de présentation de vous même et de l’historique de votre
entreprise,
-
une explication de l’origine de vos difficultés, en restant très général
(voir au début les principales causes des difficultés) et de vous présenter
comme victime de la crise, de la mutation des modes de consommation et de l’économie
ou de la politique agricole. Et toujours dans l’esprit du pot de terre contre
le pot de fer qui ne vous a laissé aucune chance.
Dès
l’ouverture de la procédure :
Vous avez de
nouveaux droits :
Le paiement des dettes échues (qui datent d'avant l'ouverture) est
suspendu ainsi que les poursuites contre vous et vos biens, mais uniquement à
partir du jour du Jugement. Aussi vaut-il mieux agir discrètement.
Nous attirons particulièrement l'attention sur
l’arrêt des poursuites individuelles
expliciter
qui
n’intervient légalement qu’au jour du jugement déclaratif du redressement
judiciaire et non à la date du dépôt de la demande ; aussi aussi faut-il d’agir
vite et discrètement (art. 47).
Vous avez de
nouvelles obligations :
-
il est absolument interdit de payer des dettes
échues sous peine de sanctions, (art. 33) par un quelconque moyen y compris les
traites acceptées,
-
les nouvelles dettes depuis le jugement doivent
être réglées régulièrement(art. 40, d.57 et 61),
-
les contrats en
cours peuvent être continués ou résiliés. L'administrateur (ou le
dirigeant avec accord du représentant des créanciers) dispose de trois
mois pour décider de la continuation des
contrats. Mais ce délai est réduit à un mois en cas de mise en demeure par le
contractant. La poursuite de ces contrats entraînent alors le paiement des échéances
normales (art. 37 et 38, d. 61-1,
- le
cours des intérêts des prêts en cours
n’est arrêté que pour les contrats
de prêts de moins d’un an (art. 55), mais leurs
remboursements sont suspendus.
Dès
l’ouverture de la procédure, il vous est absolument interdit, sous
peine de sanctions, de payer des dettes échues par un quelconque moyen y
compris les traites acceptées. On peut dire que l'ouverture de la procédure apporte en quelque sorte "un bol
d'air" au chef d'entreprise, tant financièrement que psychologiquement,
puisqu'il n'aura pas à se battre avec les relances et les appels des
créanciers. Cependant l'entreprise devra se préparer à payer comptant ses
fournisseurs. Pour les dettes à échoir (crédits, crédit-bail), vous disposez
d’un mois pour décider de la continuation des contrats qui entraîne alors le
paiement des nouvelles échéances. Le problème de caution peut alors se poser,
notre cabinet peut vous assister.
Il
faut noter que les créanciers qui ont vendu des biens à l'entreprise en
redressement judiciaire avant l'ouverture de la procédure et avec une clause de
réserve de propriété, peuvent revendiquer ces biens s'ils existent en nature
au moment de l'ouverture de la procédure.
Le dispositif économique de la PO
La
loi prévoit une procédure en 2 étapes :
-
une phase d’observation d’une durée limitée,
bilan
économique et social
offres
de reprises
-
puis un plan de redressement prévoyant, au vu du rapport de l’administrateur
:
- soit la continuation (art. 69 et s.) de tout ou partie de l’entreprise,
- soit une cession à un tiers.
A
défaut, il prononce la liquidation judiciaire.
La
mise en oeuvre du plan de redressement est confiée à l’administrateur (art.
66) sauf dans la procédure simplifiée si aucun administrateur n’est nommé.
LE
PASSIF (99)
Les
créanciers d’une entreprise en redressement judiciaire doivent produire entre
les mains du représentant des créanciers dans les 2 mois de la publication
au BODACC, porté à 1 ans en cas de levé de forclusion d’impossibilité.
Sinon elles sont éteintes et cette extinction est opposable par la caution ( CC
2036).
De
son coté la caution peut déclarer elle-même la créance à titre
provisionnel.
Les
créanciers non privilégiés passent après les salariés (ou l’assedic qui s’y
substitue), le Trésor, l’URSSAF, Les nantissements, les créances nées
pendant la période d’observation, et celles couvertes par une réserve de
propriété.
Stocks
Réserve
de propriété
La fin de la période d'observation
voir la prolongation de la PO