L'assureur va tout tenter pour régler le minimum
Le contrat d'assurance vise 2 sous objectifs pour un assureur
Puis il va donner des consignes à l'expert-d'assurances qu'il se choisit
L'expert (défenseur de l') assurance va faire preuve d'un zèle que condamne la déontologie
Vous
faites appel à une indemnisation par un assureur dans 2 cas (voir : Stipulations pour les demandes d'indemnisation des pertes d'exploitation) :
- Vous être assuré PE en extension d'une assurance dommage (incendie, dégâts des
eaux, bris de machine, …) par application stricte des conditions générales et
particulières du contrat d'assurance.
- un tiers responsable de votre sinistre est assuré pour sa responsabilité
civile. Vous êtes en réparation "intégrale" c'est à dire sans vétusté ce qui
n'empêche pas de rechercher la solution la moins onéreuse.
Le contrat d'assurance vise 2 sous
objectifs pour un assureur
:
1) limiter juridiquement sa prise en charge du préjudice
2) pour limiter le montant à indemniser à l'application stricte des
conditions générales et particulières de la police d'assurance replacée dans la
cadre de la législation et de la jurisprudence applicable.
Ainsi, de nombreux obstacles vont surgir.
1) Dès réception de la déclaration de sinistre,
l'assureur va d'abord tenter d'échapper à l'application du contrat
en
déchiffrant toutes les conditions générales et particulières
par une relecture
restrictive des clauses qui confine parfois en des clauses abusives ou une
interprétation illégitime, qui ne vise qu'à
écarter l'application des
garanties.
Cependant, l'assureur joue assez bien le jeu quand la responsabilité est
clairement établie et se rattache à son contrat, … mais tout sera tenter pour
diminuer le quantum indemnisé (voir ci dessous).
Par
contre et ce n'est pas nous qui le disons "… on ne peut que se borner à
constater que le recours à une expertise judiciaire est quasiment inéluctable
lorsque les intérêts en jeu sont très importants et/ou les sociétés
impliquées nombreuses". (Recueil de notions juridiques utiles à
l'expertise … publiée la FFSA - Fédération Française de Sociétés d'Assurances).
Alors, pour les assurés profanes et/ou non assistés par un contrexpert
(expert-d'assuré), il y a un réel danger. Une telle attitude des
assureurs fait perdre un temps précieux et coûteux puisqu'il faudra bien finir
par payer sur une durées plus longue … ce qui va coûter finalement plus cher aux
assureurs … et en cotisations aux assurés. On peut
s'interroger légitimement pourquoi l'incurie des assureurs
pénalise les assurés ?
2) Puis il va donner des consignes à l'expert-d'assurances
qu'il se choisit
Lorsque les intérêts en jeu
sont très importants et/ou les sociétés impliquées nombreuses, l'assureur PE,
qui a un recours subrogatoire possible contre un (des) tiers fautif, va tenter
de se placer sur le terrain de l'expertise responsabilité civile avec la
participation de toutes les parties au lieu de mener logiquement une réelle
expertise PE.
Liées à un refus de tout règlement
L'assureur PE a trop
peur d'accorder d'avantage que ce qui sera obtenu auprès du fautif. Ainsi
l'assureur règle prioritairement son problème et pas celui de son assuré.
Il n'y a pas catastrophe si la (les) responsabilité s'éclaircie rapidement et
des acomptes peuvent être obtenus. Si la responsabilité fait l'objet d'un
blocage, il faut vite aller en judiciaire. Voir :
AVERTISSEMENT aux victimes des
préjudices financiers
Alors, soit il donne des consignes précises à son expert pour convoquer les
autres parties incriminées et vous vous déplacez d'une expertises PE à une
expertise RC, voir : PERTES D'EXPLOITATION auprès de
l'assureur RC d'un TIERS RESPONSABLE
Les
opérations d'expertises-d'assurancess vont traîner jusqu'à ce qu'écoeuré,
vous-même optiez pour la voie judiciaire. Inutile que vous demandiez à votre
assureur de se placer sur un plan judiciaire, l'usage veut qu'un assureur
n'attaque pas en justice une autre assurance. En PE, il y a une clause défense
–recours, alors exiger que le recours judiciaire soit fait par un avocat payé
par votre assureur. Il vous proposera le sien. Généralement ils sont très bons
mais tellement mal payé par les compagnies qu'il faudra qu'un expert leur
prépare presque tout.
Comme déjà indiqué, pour les assurés profanes et/ou non assistés par un
contrexpert (expert-d'assuré), il y a un réel danger.
En matière
d'assureur responsabilité civile,
ce n'est pas votre assureur mais celui d'un fournisseur fautif et vous ignorer
généralement les conditions des clauses de cette garantie. Cet assureur RC va
également missionner un expert et selon les conditions du contrat, celui-ci
émettra des réserves dès la première réunion. Ce point est fondamental car selon
l'importance et l'objet de ces réserves (parfois cotisations non réglées par
l'assuré, …). Comme l'assureur RC a des recours possibles parfois contre ses
propres fournisseurs ou sous-traitants, d'autres assureurs peuvent être
représentés par des experts de leurs propres assurances. Tous dans les fait
refusent (ou feignent contre toute évidence parfois) à régler le problème de la
responsabilité ce qui ne peut que bloquer toute indemnisation. C'est contraire à
ce "qu'officiellement" conseille l'APSAD, (voir :
Exposé de la situation actuelle au 13 mars 1991 … qui perdure) … mais
personne ne veut porter le chapeau.
Comme pour enfoncer un clou, pour les assurés profanes et/ou non assistés par un
contrexpert (expert-d'assuré), il y a un encore réel danger.
Il faut parfois rapidement opter pour la voie judiciaire plutôt que d'accumuler
les retards.
En effet, la priorité des assureurs n'est pas de régler votre problème, mais de
régler d'abord leur problème : tout faire pour ne pas payer
3) L'expert (défenseur de l') assurance va faire preuve d'un zèle que condamne la déontologie
31) L'expert-d'assurance entre dit et non-dit
L’assurance ne
peut être une cause de bénéfice pour l’assuré et l’indemnité ne peut avoir pour
base que le préjudice réel. L’assuré est tenu de justifier de la réalité et de
l’importance du dommage.
Mais notre expérience nous a montré qu'entre le minimum et le maximum
indemnisable on se retrouve généralement dans un rapport de 1 à 2 selon que l'on
est expert-d'assuré ou expert-d'assurances (avec les experts-comptables
judiciaires c'est pire le rapport peut être de 1 à 10, voir :
Les experts judiciaires)
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Sur
le principe, pour garantir que la réparation rétablit aussi exactement que
possible l'équilibre détruit par le dommage, il faut donc que son étendue
soit déterminée de façon objective par un tiers neutre compétent. Il
s'agira en règle générale d'un expert. |
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Mais il ne peut être nié que les experts- d'assurance sont missionnés et rémunérés exclusivement pas les assureurs dont ils dépendent totalement d'un point de vue économique et pour la valeur de leur fonds de commerce … Ils ont envie de continuer à travailler. C'est une aberration du système qui amène l'assureur à être juge et partie. Souhaitons que l'Union Européenne s'en empare au grand damne du lobbying des assureurs ...
Ainsi, l'expert (en défense) d'assurance doit apporter une valeur ajoutée qui ne peut être que de limiter les montants indemnisés au strict minimum Il sera d'autant plus apprécié qu'ils "démontrera" que son coût est bien inférieur au gain pour donneur d'ordre d'assureur.
32) L'indemnisation des victimes à minima
321) Limiter la période
indemnisable - les frais conservatoires
En favorisant
des mesures conservatoires pour limiter les effets du sinistre, l'expert-
d'assurance (ou les) est toujours favorable pour engager des frais préservant
des valeurs d'actifs et une maximisation du maintien du niveau d'activité, Mais
comme vu ci-dessus quand les assureurs ne jouent pas le jeu ou que celui qui
sera finalement reconnu responsable n'est pas présent ou représenté, la victime
devra
faire l'avance sans savoir qui et quand elle sera remboursé ! les experts-
d'assurances ne s'engageront pas …
Mais il y a pire, si vous ne le faites pas, cela vous sera reproché et votre
"participation à votre propre préjudice" ne vous sera jamais indemnisé à défaut
d'avoir géré le sinistre en "bon père de famille". Si vous ne disposez pas des
fonds nécessaires, vous devrez le prouver (voir :
Exemple de justification de diligences).
322) Limiter le montant
en répondant à une demande profane dont le montant est notoirement insuffisant
La demande de la victime sous estime presque toujours (sauf ceux qui y ont goûté
par une indemnisation antérieure) le total réclamé à défaut d'envisager tous les
chefs de réclamation concernant notamment : le CA perdu, la baisse de marge su
le CA réalisé et/ou les dépenses supplémentaires pour limiter l'effet financier
du sinistre, et les dépenses nécessaires, après indemnisation des autres postes,
pour retrouver le niveau qui aurait été celui de l'entreprise sans la survenance
du sinistre. Ceci contrairement à toute déontologie et aux propres règles de
l'APSAD (voir :
Convention spéciale Pertes d'exploitations
- Extrait de la publication de l’APSAD (Assemblée Permanente des Sociétés
d'Assurances Dommages) de décembre 1996).
Ceci nous apparaît relever d'un abus de position dominante face à une
victime profane et/ou en position de faiblesse et de nature à engager le
responsabilité de ceux qui la pratiquent"
L'expérience nous a fait découvrir des demandes initiales vers seulement 10 - 25% de l'indemnisation que nous obtenons finalement ... les experts-comptables et / ou les avocats peuvent être redoutables pour leurs clients. C'est ainsi que tout ce que vous oublierez de demander dans votre réclamation ne sera pas examiné et que tout sera mis en œuvre pour limiter ce qui vous sera accordé à partir de votre demande. L'expert est là pour défendre l'assureur … Pire, certains experts-d'assurances iront jusqu'à compresser le seul poste de votre réclamation, c'est abusif !
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exemple : pour un simple local à reconstruire peuvent être retenus : frais de démolition et de déblai, frais de destruction ou de neutralisation des biens assurés contaminés par une substance toxique, honoraires de décorateurs, de bureaux d’études et de contrôle technique et d’ingénierie, … frais de déplacement et de relogement, … perte d’usage, perte de loyers, … perte financière sur aménagements mobiliers ou immobiliers, ... |
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C'est ainsi que tout ce que vous oublierez de demander dans votre réclamation ne sera pas examiné et que tout sera mis en œuvre pour limiter ce qui vous sera accordé (voir : La reconnaissance des dommages immatériels par les assureurs et les juges).
Pour plus de détail, voir : Évaluation du montant de la réclamation d'une perte d'exploitation et Procédure des assureurs
Ceci peut être limité quand la victime est assistée par un contrexpert (expert-financier d'assuré). Du fait du principe indemnitaire unanimement admis par les sociétés d'assurance conformément à la convention APSAD PE de 1996 (ci dessus), l'expert d'assurance est contraint de l'appliquer intégralement. Il reste que entre expert-d'assurances et expert-d'assuré le rapport est généralement de 1 à 2. Pour ce qui fait la différence à l'arrivé voir L'éclairage que nous apporte la FFSA
Pour en savoir plus voir : Les experts-d'assurances et Les experts-d'assurés
Dernière mise à jour : 10 February 2004