La mauvaise foi bancaire, le dol
Il s'agit du
domaine des "magouilles" bancaires et plus exactement de la conscience
qu'avait le banquier du dommage qu'il allait causer à la victime.
Des devoirs pèsent sur la banque selon les principes, obligations et
devoirs bancaires qui jouent autant pour les garanties que pour l'emprunteur.
Le cas le
plus fréquent concerne la prise de garanties alors que le banquier cache que
l'entreprise est en difficulté. L'imprudence du banquier consiste, à ne pas vérifier
la situation réelle du débiteur au moment où il demande à un tiers des
garanties.
L'absence de surveillance de l'affectation des fonds prêtés par l'affectation d'un crédit assorti de garanties à résorber un découvert peut aussi être constitutif de mauvaise foi.
Également,
ayant
consenti un concours à moyen terme de restructuration, la banque l'affecte à résorber
le découvert et dès lors entraîne une procédure judiciaire (Cass. Com., 3
novembre 1992), la
banque commet une faute en rejetant des règlements dans les limites du concours
permanent avant la fin du préavis. En cas d'incidents signalés à la banque de
France, il convient de les faire annuler.
C'est au moment de l'octroi du financement que l'on doit se placer pour déterminer
la faute bancaire éventuelle. Si un des
contractants n'agit pas de bonne foi, le juge peut prononcer la résolution du
contrat sur le fondement de l'article 1184 du Code civil et ainsi obtenir l'inexécution
de l'obligation de l'autre contractant.
Le dol ne se
présume pas, il doit être prouvé (présomptions, témoignages, …). Mais il
peut être simplement constitué par le silence dissimulateur d'un fait (réticence
dolosive) qui s'il avait été connu de l'autre, ne l'aurait pas fait contracter
ou apporter sa garantie.
Le droit de
demander la nullité n'exclut pas la possibilité de dommages et intérêts au
titre de la responsabilité.
L'action en nullité ou en rescision de l'article 1304 du Code Civil se prescrit par 5 ans mais du jour où il a été découvert.
Il y a faute de la banque pour
- escompte
qu'il sait sans provision (Cass. Com., 3 avril 1979),
- engagement public à effectuer une surveillance particulière de la situation et qu'elle
ne l'a pas fait sérieusement (Trib. Béziers,
24 mai 1982)
La caution qui s’engage
pour permettre
l’ouverture ou le maintien d’un crédit,
alors que pour la banque, l’engagement de caution était destiné à acquérir
un nouveau débiteur solidaire à l’encontre duquel elle allait pouvoir, immédiatement
après la rupture du crédit, engager une procédure de recouvrement (Paris, 6
juin 1989)
Alors que
la banque n’avait pas
l’intention de maintenir le crédit accordé à sa cliente, tandis que la
caution ne souscrivait son engagement que pour obtenir le maintien de ce crédit,
la Cour d’appel a fait ressortir que le consentement de la caution avait été
vicié par l’erreur, et justifié légalement l’annulation de la convention.
(Cass. Com., 11 février 1986)
Mais il n'y a
pas faute
en
consolidant des financements à court terme, la caution est accordée alors que
la comptabilité montrait que l'entreprise était saine,
Comportement
fautif
La Loi bancaire n'évoque pas c
Résultat
Le dol, manœuvre illicite
est une cause de nullité. Lorsqu'il
peut être établi qu'il y a eu manœuvre d'une des parties et que sans cela
l'autre n'aurait pas contracté, le dol (article 1116 du Code Civil) est une
cause de nullité du contrat de financement et des accessoires à ce contrats :
les garanties.
La
banque est un partenaire incontournable qui doit traiter
avec bonne foi
Dernière mise à jour : 01 July 2003 .