L'importance de l'AVIS TECHNIQUE pour l'avocat et l'expert judiciaire   

 

 

Face à un problème très spécifique tel que la mise en cause de la responsabilité civile d'une banque, il convient pour qualifier le dossier de rassembler des compétences pluridisciplinaires : analyse et audit financier, expertise responsabilité civile, problématique des entreprises, réglementation et usages bancaires et même directives européennes.

Alors que les banques disposent en interne de services de gestion de risque, de recouvrement et de poursuites bien au fait de la législation applicable, les emprunteurs et les cautions sont désarmés et ils s'adressent généralement trop tard à leur avocat..

Le choix d'un avocat est délicat, rares sont ceux qui rassemblent toutes ces compétences pluridisciplinaires et quand ils collaborent avec un expert-comptable celui-ci est généralement peu au fait de la pratique de responsabilité civile et (ou) de la réglementation et des usages bancaires.

 

La méthodologie retenue par notre cabinet est directement inspirée des expertises responsabilité civile professionnelle que nous effectuons pour des compagnies d'assurance.  

Le débiteur doit déterminer avec précision ses demandes au-delà desquelles le juge ne peut se prononcer. La demande doit viser la reconnaissance d'un droit et être suffisamment précise et chiffrée.

La qualification précise des faits est indispensable à la réflexion de l'avocat pour arrêter la base légale et le dispositif de l'action judiciaire. Mais surtout cette première phase oriente la recherche des preuves et les démonstrations financières mettant en évidence la (ou les) fautes de la banque.

Les démonstrations de nos avis techniques introduisent une corrélation entre les faits, les informations financières à la disposition des banques au moment de l'octroi du crédit (ou sa rupture) et l'application des principes, devoirs et obligations bancaires et des usages et critères de limitation du montant des sommes prêtées. en utilisant des notions d'analyse financière de la situation de l'entreprise, de l'analyse de faisabilité d'un projet à financer et les notions d'entreprise en difficulté, de préjudice d'exploitation, de cessation des paiements et de situation irrémédiablement compromise.

Ainsi, le mandataire de justice et l'avocat disposent des précisions et justifications suffisantes pour lancer leur action.

 

Lors d'expertises judiciaires

Pour sa part l'expert judiciaire dont la mission est facilitée se trouve également "verrouillé" puisqu'il est contraint de se prononcer sur chacune des faits contestés en se déterminant par rapport à nos arguments de démonstration. 

Lors de telles opérations d'expertise, l'agacement des avocats des banques est certain. Mais ne maîtrisant pas les chiffres leurs objections restent le plus souvent au niveau de la diversion et souvent l'expert judiciaire doit leur rappeler que par sa mission il doit prendre en considération la totalité de nos arguments.

Quand cela tourne trop mal, l'avocat de la banque propose parfois un accord transactionnel pour cesser l'action judiciaire.

   

L'expertise des préjudices financiers

Essentiellement à partir des documents comptables et bancaires, nous cherchons à établir la matérialité et le caractère déterminant (ou non) commis par la banque pour le consentement du débiteur et / ou du garant.

Le fondement des principes, obligations et devoirs bancaires reste fluctuant et relève d'une obligation de moyen. Seul la légèreté et le manque de sérieux seraient sanctionnables. Mais il reste à qualifier le manque de sérieux.

En matière financière, à la différence d'autres expertises, il existe la traçabilité des documents comptables et bancaires qui permet de reconstituer un historique qui apporte l'efficacité de la démonstration. A partir d'une certaine marge d'erreur d'appréciation de la situation de l'entreprise, de l'activé dans la branche, … il apparaît une présomption de faute bancaire irréductible.

Notre action - nous contacter 

 

Dernière mise à jour : 01 July 2003 .

Hit Counter