Le refus de financement
Quand vous
voulez emprunter pour votre entreprise, la banque jugera la rentabilité de
votre exploitation, notamment à travers la capacité d'autofinancement (bénéfices,
amortissements et provisions durables).
Elle
examinera également votre structure financière et au titre de règle de
prudence et de risque partagé limitera le montant de son financement à moins
que vous dirigeants n'apportiez de nouveaux fonds propres.
De plus, elle examinera votre projet de développement (business plan, étude
marketing, …).
En tant que professionnel averti, la banque
n'accorde un crédit que sur la confiance renforcée par l'information
recueillie.
Pourquoi les banques refusent les risques ?
il y a plusieurs approches, notamment :
L'appréciation du risque du projet et de la situation de l'entreprise, qui se répartissent en 3 catégories les bons, les intermédiaires et les mauvais. Mais tant que le taux de défaillance des entreprises reste supérieur au taux de marge sur les crédits, un banquier n'a effectivement aucun intérêt à prendre un risque moyen supérieur à sa rémunération moyenne. Il vaut mieux pour lui augmenter les frais, les honoraires et les commissions… De plus, un responsable bancaire n'a pas grand chose à perdre s'il refuse un bon dossier, ni grand chose à gagner s'il accepte un engagement risqué ...
Un
autre est politique et
gouvernemental, les banques sont poussées par l'état
à acheter des obligations sans risque et plus rémunératrices afin de financer
le déficit budgétaire. Aussi, il ne faut pas s'étonner qu'il reste peu
d'argent pour les entreprises. Surtout les plus petites.
Mais cela n'a pas empêché
les banques de financer
l'immobilier, le cinéma ou Eurotunnel… mais c'était l'affaire de leurs présidents
donc d'autant moins surveillée…
Le refus
fautif entraîne la responsabilité de la banque au double titre contractuel à
l'égard de son client et délictuel à l'égard d'un futur client en
cas de procédure judiciaire engendré par ce refus.
L'appréciation
de la faute repose sur la mauvaise foi de la banque, délicate à démontrer. Le
préjudice consistant en une perte de chance est toujours délicat à démontrer
en l'absence de procédure de redressement ou de liquidation judiciaire.
Les parties demeurent en principe libre de ne pas conclure, à condition
d'être de bonne foi. La rupture devient fautive si la preuve est rapportée de
la mauvaise foi, par exemple : absence de volonté de conclure, rupture unilatérale
et brutale, empêchement de négocier avec une autre banque ou pour obtenir un
"secret", fourniture de faux renseignements, …
Mais pour que le refus soit fautif, il faut que les pourparlers soient très avancés ou aient durés inutilement longtemps, que des actes coûteux soient effectués (déplacements, études, investissements,…) ou au contraire aient engendré l'abandon d'une opportunité (exploitation d'un bail, d'un brevet, …).
Le refus d'un
crédit promis peut causer un préjudice (Com 18/12/86),
Une banque avait laissé croire pendant près d'un an qu'elle fournirait
les concours demandés. Ceux-ci ayant été refusé puis partiellement mis en
place en contrepartie d'engagements de garantie non prévus à l'origine, la
Cour de cassation a confirmé l'appel condamnant la banque (Cass. Com. 31 mars
1992).
La Loi bancaire
n'évoque
que le refus abusif
d'ouverture de compte (art.58 de la Loi bancaire).
Aussi, pour que le refus soit fautif, il faut que les pourparlers soient très avancés ou aient duré inutilement longtemps, que des actes coûteux aient été effectués (déplacements, études, investissements,…) ou au contraire aient engendré l'abandon d'une opportunité (exploitation d'un bail, d'un brevet, …).
La banque est un partenaire incontournable qui ne
peut refuser ce qu'elle a promis,
ni faire échouer impunément des pourparlers
Dernière mise à jour : 01 July 2003 .