Historique

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http://www.assemblee-nat.fr/dossiers/Tribunaux-de-commerce.asp

 

http://www.assemblee-nat.fr/dossiers/tribunaux-de-commerce/rap1p1.asp#P97_20536 historique

 

Les difficultés des entreprises sont un phénomène naturel en économie. Les entreprises entrent en difficulté quand elles ne dégagement plus assez de profitabilité pour rembourser leurs créanciers.

Une ordonnance de Colbert en 1673 fait apparaître, dans le droit français, les notions de faillite et de banqueroute assorties de peines (jusqu'à la peine de mort pour banqueroute frauduleuse).

En 1807, le code Napoléon assouplie la législation et les peines (emprisonnement)

En 1935, une loi étend les procédures à pratiquement toutes les corporations et accorde des priorités pour les employés.

Une loi de 1967 a profondément réformé le dispositif en introduisant une distinction entre le dirigeant et son entreprise. L'objectif devient moins de punir que de préserver l'entreprise qui redevient viable ou conserve des potentialités. Le rôle du juge est renforcé pour arbitrer entre redressement judiciaire et liquidation.

La loi actuelle date de 1985 (réforme Badinter) et vise, dans son principe, à favoriser le redressement de l'entreprise afin d'éviter les conséquences sociales. Ainsi le cadre de décision du juge se veut plus large que l'horizon micro économique de l'entreprise, prenant en considération l'intérêt des salariés, des créanciers (faillites en chaîne) et m^me des intérêts locaux. Les dirigeants bénéficient d'une présomption d'innocence.

 

En 1994, la loi de 1985 a été modifiée pour développer la prévention, renforcer les droits des créanciers munis de sûretés et renforcer les sanctions en cas de non-exécution des engagements dans les plans de continuation et de cession.

 

Voir : choisir le redressement judiciaire