La liquidation

On à évoqué déjà de nombreuses fois ce risque dès l'ouverture de la procédure, et à tout moment pendant. Le rapport de l’administrateur est toujours à la base.

http://www.assemblee-nat.fr/dossiers/tribunaux-de-commerce/rap1p2-1.asp#P242_14807

liquidation

 

Nous touchons ici un point assez sensible de la loi de 1985, à savoir sa capacité au redressement alors qu'elle intervient à un moment où la situation de l'entreprise est critique.

Certes les conditions d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire sont déjà larges, à savoir l'incapacité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible[1], mais la découverte ou la publicité de cet état de cessation des paiements arrive bien souvent trop tard. A ce moment là, il n'y a plus rien à sauver ou alors la situation de l'entreprise est tellement précaire que le plan de continuation s'en trouve fragilisé. Ceci explique en grande partie l'importance des échecs des plans.

Mais cette explication n'est pas la seule.

[1]. Article 3 de la loi du 25 janvier 1985.

Si elle n’est pas prononcée d’entrée (art. 148 : manifestement impossible) ou en cours de période d’observation (art. 8 et 36), elle est prononcée lorsque les solutions précédentes ne sont  pas possibles. Nombreux sont les dirigeants qui répondant à une convocation en chambre du conseil, se trouvent confrontés à cette liquidation de façon brutale.

Rappel : La liquidation  

 

procédure normale

procédure simplifiée

Titre III de la loi

directe

1

142

148

à tout moment

8, 18, 36

146

 

rapport de l'administrateur

ou du dirigeant

 

 

143

 

mais consultation

20, 25

143

 

convoqué ou entendu

6

 

 

            Si elle n’est pas prononcée d’entrée (art. 148) ou en cours de période d’observation (art. 8 et 36), elle est prononcée lorsque les solutions précédantes ne sont  pas possibles. Nombreux sont les dirigeants qui répondant à une convocation en chambre du conseil, se trouvent confrontés à cette liquidation de façon brutale.

 L’administrateur ne leur à pas transmis son bilan ...      

En cas d'appel le jugement n'est pas suspensif et lorsque l'exécution provisoire est arrêtée, la période d'observation est prolongée jusqu'à l'arrêt de la cours d'appel (art. 177 et d. 155).

La liquidation entraîne la dissolution de  l’enveloppe juridique des personnes morales de droit commercial, mais pas pour les autres personnes morales de droit privé qui y sont soumise.

La société est dessaisie de tous ses biens et les droits concernant son patrimoine sont exercés par le liquidateur (art. 152 d. 121). Les actifs sont alors vendus, soit globalement, soit séparément. La marque et le fonds peuvent être vendu séparément. Ce passif ne sera, généralement, apuré qu’en partie par le montant de cession de l’actif de l’entreprise et des autres biens pour les entrepreneurs personnels ou condamnés.

            En principe, la liquidation entraîne la cessation de l’activité. Toutefois si l’intérêt public ou celui des créanciers l’exige, le tribunal peut autoriser le maintien de l’activité mais seulement pour les besoins de la liquidation et pendant une période qui ne peut excéder 3 mois (art. 153).

Remarque : pour les fournisseurs chirographaires, à part le plan de continuation et le plan de cession par le passif (peu répandu) qui leur laisseront quelques espérances de récupérer au moins une partie de leurs créances, les autres solutions ne laissent aucune illusion. La loi situe, en effet, leurs intérêts au 4° et dernier niveau des priorités de règlement après :

- la sauvegarde de l’entreprise,

- le sauvetage des emplois,

- les créanciers prioritaires pour le social, le fiscal et ceux munis de sûretés.

La société est dessaisie de tous ses biens et les droits concernant son patrimoine sont exercés par le liquidateur (art. 152). La société peut cependant se constituer partie civile pour établir la culpabilité de l’auteur de crimes ou délits dont elle serait victime, sans pouvoir demander de réparation civile (art. 152).

bilan (art. 18).                           Vous n'êtes pas destinataire

rapport de l’administrateur (toujours la base) (art. 81).

consultation (art. 25).

à tout moment (art. 36).

 L’administrateur ne leur à pas transmis son bilan ...      

Je sui personnellement consterné par cette pratique de la non-consultation du débiteur et du représentant du  personnel prévu aux articles 20 et 25 de la procédure normale et que l’article 143 de la procédure simplifiée semble laisser à la charge de l’administrateur quand il y en a un de nommé. Les articles 44 et 45 du décret 85-1388 prévoyaient une consultation au plus tard 15 jours avant la fin de la période d’observation (ramené à 10 jours par le décret 94-910). De plus, Monsieur DAVID aurait dû répondre dans les huit jours. Cette pratique, préjudiciable aux dirigeants, n’entraînerait elle pas un vice de forme ou une possibilité de cassation.

maintien de l’activité (art. 153).

Les actifs sont alors vendus, soit globalement, soit séparément. La marque et le fonds peuvent être vendu séparément.

La liquidation entraîne la dissolution de  l’enveloppe juridique de l’entreprise, le passif n’étant pas repris par le repreneur.

 Ce passif ne sera, généralement, apuré qu’en partie par le montant de cession de l’actif de l’entreprise et des autres biens pour les entrepreneurs personnels ou condamnés.

            En principe, la liquidation entraîne la cessation de l’activité.         La liquidation entraîne la dissolution de la société / NON voir CC 1844-7. Toutefois si l’intérêt public ou celui des créanciers l’exige, le tribunal peut autoriser le maintien de l’activité mais seulement pour les besoins de la liquidation et pendant une période qui ne peut excéder 3 mois (art. 153).

            La société est dessaisie de tous ses biens et les droits concernant son patrimoine sont exercés par le liquidateur (art. 152). Elle peut cependant se constituer partie civile pour établir la culpabilité de l’auteur de crimes ou délits dont elle serait victime, sans pouvoir demander de réparation civile (art. 152).

Notice d'information du Tribunal sur la procédure de liquidation judiciaire http://www.juridirect.com/cgi-local/jump.cgi?ID=82

les conséquences financières d’une liquidation

Le jugement de liquidation rend exigibles les créances non échues (art. 160) et les créanciers titulaires d’une sûreté peuvent reprendre leurs poursuites, si le liquidateur n’a pas entamé la liquidation dans les 3 mois (art. 161).


La clôture pour insuffisance d’actifs permet à une caution et au créancier de poursuivre en vertu des droits de la personne et ils peuvent obtenir un titre exécutoire du tribunal (art. 169).

 

voir la suspension de l'exécution provisoire

 

Voir page pour la clôture des opérations :
Le liquidateur est nommé par le Tribunal. Lorsque la clôture de la liquidation est prononcée, le mandataire est déchargé de ses fonctions de représentation. Il ne peut plus engager de réclamation ou de contentieux au nom de la société liquidée